Le soleil au zénith

La transmission du savoir et  de la tradition  dans le yoga est souvent vue comme quelque chose d’étrange. Surtout, lorsqu’il s’agit  des gurus qui peuvent éventuellement nous transmettre des choses. Mêmes les débutants en yoga disent parfois qu’ils veulent pas entendre parler des gurus. Les gens peuvent même aller se poser des questions du genre: c’est quoi ce culte? Pourquoi y-a-t-il un guru? Et se disent peut-être qu’ils n’ont pas besoin d’un guru eux-mêmes. Ce concept ne nous est pas familier en Occident.

La même chose peut être plus accessible et moins craintive en prenant la tradition de la danse classique comme point de départ. Comme ces domaines ne sont pas premièrement intellectuels, le siège du savoir étant le corps, c’est du vécu qui se transmet si l’élève pour sa part peut se transformer en un récipient. Je pense que la différence entre un guru et un professeur  (que ça soit le yoga ou la danse), c’est la capacité de transmettre par sa propre énergie quelque chose d’essentiel de la tradition. Cette qualité est souvent innée chez les gens. Il y en a qui enseignent et il y en a qui transmettent.

L’année dernière, j’avais le grand bonheur de rencontrer et d’avoir comme professeur de danse classique,  Marie-Pierre Greve, ancienne première danseuse, une belle femme intelligente, gentille, grâcieuse et généreuse.

Après ces cours, j’avais l’impression qu’elle avait transmis son énergie dans moi ou bien moi, je l’avais absorbée dans toutes mes cellules. J’étais légère. Curieusement, je n’étais pas moi-même.  Et en fait, j’étais épuisée de cet excès d’énergie souvent pendant une semaine entière! Je ne pouvais pas assimiler autant qu’elle me donnait.

Cette même sensation d’être transpercée, envahie par une autre énergie, j’ai eu avec le guru de l’Ashtanga Yoga,  Sri K Pattabhi Jois dès le premier instant que je l’ai rencontré à Mysore, Inde. J’ai senti que j’étais envahie par une douceur et chaleur inconnues par moi jusq’au-là. Cet amour m’a même paralysée quelques instants. J’en garde un souvenir très vif.

Les personnes les plus importantes dans ma vie – en dehors de ma famille – ont été mes professeurs. Ces professeurs m’ont transmis quelques chose de précieux, d’inexpliquable. Aujourd’hui, je sens qu’ils coulent dans mes veines. Personnellement,  je  ne pourrais jamais oublier mes professeurs, parce qu’ ils restent vivants dans moi. Je leur suis extrêmement reconnaissante. Je ne peux peut-être pas assez les remercier, mais  la plus belle chose, pour moi, c’est de continuer à transmettre ce que j’ai eu – si j’en ai la capacité.

Messieurs-Dames, voici deux de mes gurus, la merveilleuse transformatrice par excellence, Marie-Pierre Greve et le guru regretté de l’Ashtanga yoga, Sri K Pattabhi Jois (moi, en train de grimper mes jambes):

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