At the Harbour of Peace

Sometimes people meet their fear of life already during the first yoga class. This happens spontaneously because the fear can be felt in the breathing. For some others it might take a long time before a bigger wave starts to move inside.

I’ve met different faces of fear through my practice. The first chaos came after a few years of daily practice. I suddenly felt everything fell apart and I couldn’t know if I was still me. Everything I had known as “me”, disappeared. My identity was in pieces.

Then this experience came quite often. I didn’t see it coming, but I learned to anticipate, because there was an immense joy just before. And then suddenly a kind of emptiness where I couldn’t grab anything I was familiar with, anything that made me feel secure. In the end of this kind of crisis what’s left is the feeling that we don’t know who we are. We can’t even know. We don’t need to try to know.

The breathing is the key to life. Everything that is not filled with life, is filled with something else. Whatever it is, it fundamentally feels like fear. It’s the ego trying to stop life. As the mind is connected to the ego and when there’s no ego to be found even momentarily, the mind gets lost. The good thing is that the total chaos is the moment we accidentally find another harbour and get an insight: The security is in the breath.

Who am I? I am nobody. I’m something my mind can never figure out. Movement, rhythm, energy that never stops. I’m Life.

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VERS LE HAVRE DE PAIX

Parfois les gens sont face à la peur dès lors de leur premier cours de yoga. La peur surgit spontanément, parce qu’elle s’est tissé dans la respiration et s’y fait ressentir. Pour certains d’autres, ça peut prendre des années avant que la grande vague commence à bouger à l’intérieur.

Personnellement, j’ai rencontré des différentes faces de la peur par la pratique du yoga. Le premier bouleversement, c’était après quelques années de pratique quotidienne. C’était un chaos total. Tout d’un coup, tout s’est écroulé et je ne pouvais plus savoir qui j’étais. Tout ce que j’avais connu comme “moi”, disparaissait. Mon identité était dispersée, éclatée en morceaux.

Après, cette expérience venait me visiter de plus en plus souvent. Il n’y avait pas de signe précurseur proprement dit, mais j’apprenais à anticiper le moment, car une joie immense le précédait. Et puis je plongeais dans un sentiment de vide. Un espace où je pouvais m’identifier à rien et où je ne trouvais rien de sécurisant. À la fin du moment de la crise, il reste le sentiment de ne pas savoir qui on est. Et la sûreté de ne jamais pouvoir le savoir. Et le soulagement de ne pas devoir essayer de le savoir.

La respiration est la clé à la vie. Tout ce qui n’est pas rempli de vie, est rempli de quelque chose d’autre. Peu importe ce que c’est, ça nous donne la peur. C’est l’égo qui essaie d’arrêter la vie de s’exprimer. Le mental est connecté avec l’égo et quand il n’y a plus d’égo à se connecter avec, même momentanément, le mental est effrayé. Le chaos total est aussi l’opportunité de trouver un vrai havre de paix: La sécurité se trouve dans la respiration.

Qui suis-je? Je ne suis personne. Je suis quelque chose que mon mental ne pourrait jamais comprendre. Mouvement, rythme, énergie qui continue à l’infini. La vie.

RAUHAN SATAMAAN

Joskus ihmiset kohtaavat heti ensimmäisellä joogatunnilla pelkoa. Tämä tapahtuu yleensä ihan spontaanisti, koska pelko tuntuu hengityksessä. Joillain voi kuitenkin mennä pitkään ennen kuin sisällä tuntuu tällainen isompi aalto.

Olen itse kohdannut pelon erilaisia kasvoja joogaharjoittelun kautta. Ensimmäinen kaaos tuli päälleni muutaman harjoitteluvuoden jälkeen. Yhtäkkiä kaikki hajosi, kaikki tuttu minuudestani katosi enkä tiennyt enää olinko minä. Identiteettini oli palasina.

Tämä kokemus palasi sitten usein luokseni. En koskaan oikein tiennyt milloin se tapahtuu, mutta opin vähän ennakoimaan, koska juuri ennen sitä koin aina suunnatonta ja loputtomalta tuntuvaa iloa. Sitten sukelsinkin tyhjyyteen, jossa en saanut kiinni mistään tutusta tai turvallisesta. Tällaisen kriiseilyn jälkeen jäljellä on tunne, ettei tiedä kuka on. Eikä voikaan tietää. Eikä tarvitse edes yrittää tietää.

Hengitys on avain elämään. Kaikki mikä hengityksessä ei ole täyttynyt elämästä, on täyttynyt jostain muusta. Mitä ikinä se muu onkin, se on pohjimmiltaan pelkoa. Ego, joka estää elämää ilmaisemasta itseään. Koska mieli on yhteydessä egoon ja kun ego on vaiennut, mieli on eksyksissä. Hyvää täydellisessä kaaoksessa on se, että voimme sattumalta löytää todellisen rauhan sataman ja saada oivalluksen: hengitys on ainoa turvamme.

Kuka minä olen? En kukaan. Olen jotain sellaista, josta mieleni ei voi saada otetta. Liikettä, rytmiä, energiaa, joka jatkuu. Olen elämä.

Photo by Mari Jannela

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2 thoughts on “At the Harbour of Peace

  1. C’est magnifique … je trouve des résonances en moi. Le yoga remue. Des séances peuvent soulever des émotions insoupçonnées en moi. C’est un travail sur soi profond, involontaire parfois difficile. Et en même temps, on y retourne parce qu’on en ressort différent, j’espère meilleur. En tous les cas avec une couche d’ego en moi.
    Merci pour ce beau texte. Namaste !

  2. Oui, ma chère Caroline! Le yoga offre une possibilité pour un travail profond sur soi, c’est sûr. Et les couches d’égo en sont touchées. Au début, ça fait peur. Après, on sait comment ça se passe: Ça fait toujours mal, mais avec la conscience on se régale en même temps.

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