This is fear. đŸ˜”

I’ve faced many different fears with the help of my yoga practice. To end up with the conclusion that there are no different fears. There’s only fear. 

Nowadays when I have feelings of fear I watch how my mind tries to find a suitable threatening image or situation for it. Then I could say that I’m scared of a particular thing.

I guess we usually have a need to project our fear to something. We need our fear get a form. The form gives us safety. When you have courage to face the fear without any form, it’s first more scary. But when you’re ready to do so, the world doesn’t make you scared anymore. 

When we want to avoid our fears, we imagine they vanish. In reality we build our life around the fear and in relation to it which is a sure way to get more anxious. When we choose not to face our fear everything else is organized according to this choice. If we decide to live through our fear, the fear disappears and nothing of it is left inside of us.

The physical yoga practice in which you pay attention to your breath and your energy, gives you tools to observe your emotions on the energy level. For years I’ve been interested to see in myself what’s happening in my energy right now. When it shrinks, when it gets colder, when it feels thin or empty, when it kind of disappears, or loses connection, I feel scared. Nowadays I tell myself: This is fear. I don’t connect it to anything. I accept my fear, when it’s present. Then when it’s over, it’s over.

LA PEUR EN VISITE đŸ˜”

GrĂące Ă  ma pratique de yoga, j’ai pu faire face Ă  de multiples peurs diffĂ©rentes. Pour finir avec la conclusion qu’il n’y a pas des peurs diffĂ©rentes. Il n’y a que la peur.

Aujourd’hui, quand je ressens de la peur, je je me rends compte comment mon mental cherche une image qui puisse aller avec ou une situation qui pourrait la justifier. Ça me permettrais de dire que j’ai peur d’une chose particuliĂšre.

J’ai l’impression qu’en gĂ©nĂ©ral, nous avons besoin de projeter notre peur sur quelque chose. Nous voulons donner une forme Ă  notre peur, car la forme nous donne une sĂ©curitĂ©. Lorsque nous avons le courage de faire face Ă  la peur sans aucune forme, ça fait d’abord encore plus peur. Mais arrive le moment oĂč nous sommes prĂȘts Ă  l’affronter et c’est lĂ , que le monde n’est plus menaçant du tout.

Lorsque nous Ă©vitons nos peurs, quelque chose en nous nous dit qu’on peut se dĂ©barrasser d’elles. En rĂ©alitĂ©, notre vie se construit en relation avec la peur et autour d’elle et fait grandir l’anxiĂ©tĂ© Ă  l’intĂ©rieur de nous. Lorsque nos choix sont faits dans la peur, tout le reste s’organise selon. Par contre, au moment oĂč nous pouvons faire face Ă  la peur, et elle disparaĂźt, et il n’en reste pas un grain en nous.

La pratique physique du yoga dans laquelle nous nous concentrons sur le souffle et l’énergie, nous donne un moyen d’observer les Ă©motions au niveau Ă©nergĂ©tique. Des annĂ©es, j’ai Ă©tĂ© intĂ©ressĂ©e de suivre ce qui se passe dans mon Ă©nergie dans le moment prĂ©sent. Lorsqu’elle diminue, ou devient plus froide, ou plus vide, ou quand elle disparaĂźt, qu’elle devient moins solide ou qu’elle perd la connexion avec le reste, j’ai peur. Je me dis: c’est ça la peur. Je ne la connecte Ă  rien du tout. Quand elle est lĂ , je l’accepte. Et puis, la peur s’en va.  

TÄMÄ ON PELKOA đŸ˜”

Joogaharjoittelun kautta olen kÀsitellyt paljon erilaisia pelkojani. Tullakseni siihen lopputulokseen, ettei ole erilaisia pelkoja. On vain pelkoa.

NykyÀÀn jos pelkÀÀn, katson miten mieleni hakee siihen heti sopivan uhkakuvan tai tulkitsee kÀsillÀ olevan tilanteen. Sitten voisin todeta pelkÀÀvÀni jotain tiettyÀ asiaa.

Usein meillÀ on tarve kohdistaa pelko johonkin. Haluamme antaa sille muodon. Siten se tuntuu turvallisemmalta. Sitten kun uskaltaa kohdata pelon ilman muotoa, onkin hetken aikaa pelottavampaa. Mutta jossain vaiheessa tÀhÀn on valmis ja silloin maailma ei ole enÀÀ pelottava.

Kun vÀistelemme pelkojamme, jokin meissÀ kuvittelee pÀÀsevÀnsÀ niiden kohtaamisesta. Tosiasiassa elÀmÀmme rakentuu pelon suhteen ja pelon ympÀrille ja menee aina vain tiukempaan solmuun. Kun valintamme on tehty pelossa, kaikki muu jÀrjestyy sen suhteen. Jos taas kohtaamme pelot, niistÀ ei jÀÀ sisimpÀÀmme mitÀÀn, mihin mikÀÀn voisi kutoutua.

Fyysinen joogaharjoittelu, jossa kiinnitetÀÀn huomiota hengitykseen ja energiaan, antaa vÀlineitÀ tarkastella tunteita energiatasolla. Vuosien ajan olen kiinnostuneena seurannut mitÀ energiassani tapahtuu juuri nyt. Kun se kutistuu, kun se kylmenee, kun se tyhjenee, katoaa, ohentuu, kadottaa yhteyden, tunnen pelkoa. NykyÀÀn sanon itselleni: TÀmÀ on pelkoa. En liitÀ sitÀ enÀÀ mihinkÀÀn asiaan. Suostun pelkÀÀmÀÀn, kun pelko on paikalla. Sitten se menee ohi.

Advertisements

Fear factors

There was a time in my past when I understood something important about the anatomy of fear. I had agonized for such a long time and gradually realized why. I had analyzed and handled many different fears one by one inside of me and my mind I had found solutions to each one of them. Some fears came back every once in a while appearing only in certain kind of situations, some others were replayed frequently.

When I was young I was mostly worried about my money situation. I spent a lot of time in finding a solution to how to pay my bills even if the due dates were still far away. I was anxious, I felt awful and couldn’t fall asleep. When I finally fell asleep I was totally tense and full of distress.

I decided not to think of money issues just before sleep or in the night time. It worked. I realized that I naturally didn’t worry about them in the day time at all. My conclusion was that it was not so much about the bills than it was about the time I did the thinking. In the late evening or in the night some things take different proportions and they feel more threatening. I also learned that when the fear takes over, it’s not the best moment to look for a solution. The mind is narrower and less creative.

I was free of worries, because I decided to be and promised myself not to think of them. The fear remained though. Sometimes a very pure feeling of fear emerged. It came often in the night and grabbed my guts. I had a subconscious pressure to find a reason, a cause for that. My mind found often the same cause and if it wasn’t scary enough, I kept on looking for another outer reason. I usually found one to justify my fear. Until I realized that I could allow the fear be in my body without looking for a reason. There is rarely a rational reason to be afraid. Our mind wants a reason to be able to solve the problem over and over again.

The sensation of fear is very human. It means we feel sometimes fragile and unsure just because we are human. When we accept these feelings, the sensation in the body is not restricted or stopped and can then find a flow again. The fear becomes naturally its opposite again, a feeling of warmth and security. We don’t have to be scared. We just need to accept the bodily sensation of fear, integrate it into the whole and not to mix it with things and situations.

IMG_0567

FACTEUR PEUR

Il y a eu un temps dans ma vie oĂč j’ai pu comprendre quelque chose d’important par rapport Ă  l’anatomie de la peur. J’agonisais dans mes peurs pendant des annĂ©es avant d’arriver au point de voir de quoi il s’agissait vraiment. J’avais pris l’habitude d’analyser et de traiter diffĂ©rentes peurs une par une et j’avais rĂ©ussi de trouver des solutions dans ma tĂȘte Ă  chacune d’elles. Certaines rĂ©apparaissaient de temps Ă  autre et certaines d’autres revenaient me perturber plus frĂ©quemment.

Dans ma jeunesse, j’avais des soucis d’argent graves, imaginaires, bien sĂ»r. Je passais des heures Ă  trouver des solutions Ă  savoir comment payer mes factures mĂȘme si la date limite Ă©tait encore loin. Je me sentais trĂšs mal, j’étais paralysĂ©e, ce qui m’empĂȘchait de dormir. Quand finalement, j’ai pu trouver le sommeil, je me suis endormie angoissĂ©e.

J’ai pris la dĂ©cision de ne pas penser Ă  ma situation financiĂšre juste avant de me coucher ou aux heures nocturnes. Ça a marchĂ©! J’en ai tirĂ© la conclusion que le problĂšme n’était pas l’argent, mais le moment oĂč j’y pensais. Les choses prennent diffĂ©rentes proportions selon le moment, qu’on les considĂšre dans la journĂ©e ou bien dans l’obscuritĂ© de la nuit. Tout peut nous paraĂźtre plus menaçant dans la nuit. J’ai Ă©galement compris que quand nous sommes installĂ©s dans la peur, ce n’est pas le moment de chercher une solution, car notre perspective est dĂ©jĂ  plus Ă©troite et le mental moins crĂ©atif.

Mais la peur est restĂ©e malgrĂ© tout. Je n’avais plus de soucis, car j’en avais dĂ©cidĂ© ainsi et que je m’étais promis de ne pas penser Ă  ceux-ci. C’est lĂ , qu’Ă©mergait une peur pure sans aucune attache Ă  quoi que ce soit. Elle arrivait pour me tĂ©taniser au milieu de la nuit et me prenait par les tripes. J’étais sous la pression de trouver une cause, une raison pour ma peur. TrĂšs souvent, j’ai trouvĂ© la mĂȘme cause et au cas oĂč elle n’était pas assez effrayante, je continuais ma recherche de connecter ma peur Ă  une autre chose extĂ©rieure. Que j’ai pu trouver et ainsi justifier ma peur. Jusqu’au jour oĂč j’ai acceptĂ© la peur dans mon corps sans chercher une explication. Rarement, il y a une raison rationnelle pour avoir peur. Notre mental voudrais ĂȘtre celui qui crĂ©e un problĂšme et puis, le rĂ©sout.

Le sentiment de peur nous prouve que nous sommes humains. Nous sommes humains lorsque nous nous sentons parfois fragiles et uncertains. Lorsque nous acceptons ces Ă©motions, la sensation peut continuer son cheminement dans le corps. Lorsqu’elle n’est pas arrĂȘtĂ©e ni contrainte, elle va se transformer en son opposition, un sentiment de sĂ©curitĂ©. Nous n’avons pas Ă  avoir peur. Nous devons juste accepter la sensation dans le corps, l’intĂ©grer et jamais la mĂȘler avec les choses et les situations

PELKOKERTOIMIA

Joskus piehtaroituani kauan omissa peloissani, ymmÀrsin jotain pelon anatomiasta, siitÀ mistÀ pelkÀÀmisessÀ on omalla kohdallani kyse. Olin kÀsitellyt sisÀllÀni tiettyÀ pelkoja aina pelko kerrallaan ja löytÀnyt niihin ratkaisun, ainakin mielessÀni. Jotkut pelot ja huolet toistuivat samankaltaisissa tilanteissa ja jotkut taas ilmenivÀt tiheÀmmin ja ikÀÀn kuin automaattisesti.

Nuorena esimerkiksi raha-asiat tulivat mieleeni nukkumaan mennessÀni. Mietin mistÀ saan rahaa laskujen maksuun, vaikka erÀpÀivÀt saattoivat olla vielÀ kaukana. HÀtÀÀnnyin, voin huonosti enkÀ saanut unta. Nukahdin lopulta ahdistukseen.

Kun sitten pÀÀtin olla ajattelematta raha-asioita nukkumaan mennessÀ tai yöllÀ, huomasin, ettÀ en ajatellut niitÀ muutenkaan enÀÀ. PÀÀttelin, ettÀ kyse ei ollutkaan raha-asioista eikÀ laskuista, vaan siitÀ, ettÀ iltayö oli sellaista aikaa, jolloin asiat nÀyttivÀt uhkaavammilta kuin pÀivÀllÀ. SiitÀ opin myös sen, ettÀ kun pelko kourii, ei ole aika ajatella. Ei ole sopiva hetki selvittÀÀ asioita, kun perspektiivi on kaventunut ja mieli siten menettÀnyt luovuutensa.

Kuitenkin nÀissÀ tilanteissa, joissa lopetin ajattelun, saattoi pelon tunne edelleen olla lÀsnÀ. Monesti pelko hiipi sisuksiini ja puristi sisÀlmyksiÀni. Tajusin miten koin alitajuisesti tarvetta löytÀÀ pelolle kohteen. Löysin monesti saman kohteen ja jos se ei toiminut, mieleni etsi jotain muuta, mutta aina se onnistui löytÀmÀÀn jonkun ulkoisen kohteen. Sitten taas pelkÀsin. Kunnes tajusin, ettÀ voin antaa pelon tunteen olla etsimÀttÀ sille syytÀ. Sille kun ei edes ole monestikaan jÀrkiperÀistÀ syytÀ. Mielemme toivoisi voivansa löytÀÀ syyn, jotta pelon voisi selÀttÀÀ.

Kuitenkin pelon tunne on inhimillinen tunne nimenomaan sellaisena tunnetilana, joka tuntuu epÀvarmuutena, haurautena, ja johon ei ole mitÀÀn ulkopuolista syytÀ. Kun sille antautuu, se muuttuu taas vÀhitellen vastakohdakseen, lÀmmöksi ja turvallisuudentunteeksi. MitÀÀn ei tarvitse pelÀtÀ. Pelko vain pitÀÀ ottaa osaksi elÀmÀÀ kytkemÀttÀ sitÀ mihinkÀÀn asioihin.

Photo by Mari Jannela

1965

There was a time when I was thinking that in 1965 everything didn’t go perfectly for me. After having got to this world with the help of a suction cup I could spend eight weeks in my mother’s arms. After that my mother went back to work and I was “taken care” by a nanny. My mom would come to take me home in the evenings and I would have some bites and stings on my ears, on my nose and I was dirty in wet diapers. Later my mother told me that every morning when we approached my nanny’s house, I started to scream my fear. She was wondering what was wrong.

Then I had another nanny. And another. The housewives who at that time took care of other people’s children, didn’t necessarly do that by vocation. During these months my anxiety and difficulties in breathing were getting so bad that my parents took me to the hospital for a thorough medical examination. I was hospitalized for a week at the age of four months. The medical crew told my parents not to come to see me during the examination period not to make me miss them every time they’d leave. My parents said goodbye to me and this moment gave my future life its colours. When my parents finally came to take me home, they found me tied up to my bed from my wrists. They were told it was the best way to make me fall asleep. I had to struggle in my distress and finally was so exhausted that I fell asleep.

In my teens I sometimes asked myself why I was living continuously in horrible fears. In the night I would wake up my heart beating, scared to death of a cold touch of an unknown person who would give injections to me. Through my yoga practice I’ve been taken to the source of my fears. The information I had and the physical memories were connected at some moment and I could go through the whole spectrum of terror and feel the flames of despair going through me. I was paralyzed, apathetic and enraged at the same time. It was like staring to my past without knowing what to do. I felt totally alone and helpless.

That was a great start for life. As good as any start and probably much better than many others. I was given a package cointaining fear for loneliness and fear for people. 😀 That’s why I didn’t enjoy life neither alone nor with others for decades. I was afraid. Afraid of people’s coldness, their empty eyes, gaunt faces. I had to take it, of course, like all of us. For me it went deep, it felt more personal and harrowing. I was also afraid to be left alone, to be abandoned. And I was.

But I also got a fire inside, love for life and faith in my capacity to survive anything. I always understood that nobody could save me. Not my father, not my mother, nobody. Thirty years later I started to practice yoga and that was the way to the house of horrors and the way out of it. Now I feel blessed and grateful whenever I’m alone and whenever I’m with other people.

1965

Il y a eu des moments dans ma vie oĂč j’ai pensĂ© que les choses auraient pu se passer mieux pour moi l’an 1965. AprĂ©s ĂȘtre arrivĂ©e dans ce monde par l’intervention d’une ventouse obstĂ©tricale, j’ai pu passer huit semaines dans les bras de ma maman. AprĂšs, comme ma mĂšre devait retravailler, on m’a amenĂ©e chez une nounou.  Le soir, ma mĂšre venant me chercher me retrouvait souvent dans un Ă©tat piteux: mordue dans le nez, dans l’oreille, mouillĂ©e dans les couches sales. Ma mĂšre m’a racontĂ© plus tard que lorsque nous nous approchions la maison de ma nounou le matin, je commençais Ă  hurler ma dĂ©tresse. Elle s’Ă©tait posĂ© quelques questions.

AprĂšs, j’ai eu une autre nounou et encore une autre. Les femmes au foyer Ă  l’Ă©poque s’occupaient des enfants des autres sans en avoir vraiment la conviction. Durant ces mois mon anxiĂ©tĂ© et mes difficultĂ©s de respirer s’aggravaient tellement que mes parents, privĂ©s du sommeil, m’ont amenĂ© dans un hĂŽpital pour faire des examens mĂ©dicaux spĂ©ciaux. J’ai Ă©tĂ© hospitalisĂ©e pour une semaine Ă  l’Ăąge de quatre mois. Les mĂ©decins disaient Ă  mes parents de ne pas me rendre visite du tout pendant cette pĂ©riode pour qu’ils ne me manquent pas aprĂšs chaque moment de retrouvailles. Mes parents me disaient donc au revoir et ma vie, Ă  ce moment-lĂ , prenait une tournure qui allait influencer les annĂ©es Ă  venir. Au bout d’une semaine mes parents sont venus me chercher et ils m’ont retrouvĂ© attachĂ©e  au lit par les poignets. On leur a appris que comme je me dĂ©battais dans mon angoisse, attachĂ©e fermement, je finissais par m’endormir.

À l’adolescence, je me demandais souvent pourquoi je vivais des horreurs continuellement. Pourquoi dans la nuit, je me rĂ©veillais tout d’un coup avec mon coeur qui battait, effrayĂ©e d’ĂȘtre attrapĂ©e d’une main froide qui me fasse des piqĂ»res. Par ma pratique du yoga, j’ai pu aller jusqu’Ă  la racine de mes peurs. Avec l’information que j’avais et les souvenirs de mon corps, il y a eu une connection Ă  un moment donnĂ© et j’ai pu vivre tout le spectre d’Ă©motions de terreur et sentir les flammes de desespoir me brĂ»ler Ă  l’intĂ©rieur. J’Ă©tais Ă  la fois paralysĂ©e, apathique et enragĂ©e. C’Ă©tait comme si je fixais des yeux mon passĂ© sans savoir quoi faire. Je me sentais absolument seule et dĂ©semparĂ©e.

Vous voyez, j’ai eu un dĂ©but de vie gĂ©nial. Aussi gĂ©nial que n’importe quel autre dĂ©but ou mĂȘme meilleur que les dĂ©buts de vie de beaucoup. J’ai eu un paquet-cadeau qui contenait la peur de la solitude et la peur des autres. 😀 C’est pour cela que pendant des dĂ©cennies je n’ai pas su comment vivre. J’avais peur de la froideur des gens, de leurs regards et leur gestes vides. J’ai vĂ©cu quand mĂȘme comme tout le monde, mais j’ai probablement pris les choses un peu plus personnellement et avec pas mal d’angoisse. J’avais Ă©galement la phobie d’abandon. J’ai Ă©tĂ© dĂ©laissĂ©e.

Mais ce qui compte, c’est que j’avais eussi eu un Ă©norme feu Ă  l’intĂ©rieur, un amour pour la vie et la confiance en mes capacitĂ©s de survivre Ă  tout dans la vie. J’avais compris dĂšs le dĂ©but que personne ne pouvait me sauver. Ni mon pĂšre, ni ma mĂšre. Personne. Trente ans plus tard, j’ai commencĂ© Ă  pratiquer le yoga. C’Ă©tait le moment oĂč j’entrais la maison hantĂ©e pour en sortir plusieurs annĂ©es aprĂšs. Aujourd’hui, je me sens reconnaissante que je sois seule ou en compagnie.

1965

Oli aika, jolloin ajattelin, ettĂ€ syntymĂ€vuonnani asiat eivĂ€t omalta kannaltani edenneet parhaalla mahdollisella tavalla. Kun olin imukupin avulla pÀÀssyt tĂ€hĂ€n maailmaan sain olla Ă€itini hellittĂ€vĂ€nĂ€ kahdeksan viikkoa. Sitten minut vietiin “hoitopaikkaan”, josta Ă€itini haki minut iltaisin hoitamattomana ja joskus purtuna korvasta, joskus nenĂ€stĂ€. Haisin likaisissa vaipoissani. Äitini on myöhemmin kertonut, ettĂ€ kun aamuvarhaisella lĂ€hestyimme tĂ€tĂ€ hoitopaikkaa, aloin rÀÀkyĂ€ hĂ€tÀÀni. HĂ€n oli sitĂ€ vĂ€hĂ€n ihmetellyt.

No, sitten sain toisen hoitopaikan ja kolmannenkin. KotiÀideillÀ, jotka tuohon aikaan ottivat lapsia omiensa lomiin, ei ehkÀ suurta hoitoviettiÀ ollut. NÀinÀ kuukausina hengenahdistukseni paheni siten, ettÀ unettomia öitÀ viettÀneet vanhempani veivÀt minut lopulta sairaalaan perusteellisiin tutkimuksiin. JÀinkin  sitten viikoksi sairaalaan ollessani neljÀn kuukauden ikÀinen. Silloin vannotettiin, ettÀ vauvaa ei saa tulla katsomaan. NÀin vauvassa ei ikÀvÀ herÀÀ vanhempiansa kohtaan. NiinpÀ vanhempani sanoivat minulle nÀkemiin ja elÀmÀni sai siitÀ oman vÀripalettinsa. Kun vanhempani sitten tulivat minua hakemaan, he löysivÀt minut ranteista köytettynÀ sÀnkyyni. He kysyivÀt syytÀ ja saivat tietÀÀ, ettÀ kun hengenahdistuksessani kieriskelen sÀngyssÀ tarpeeksi kauan voimatta kÀÀntyÀ, nukahdan ponnisteluihini.

Ihmettelin kyllÀ jo nuorena tiettyjÀ kauhukuviani, jotka ilmenivÀt öisin. Saatoin herÀtÀ sydÀn pamppaillen pelkoon siitÀ, ettÀ joku riisuu minulta vaatteet kovakouraisesti ja pistÀÀ minuun piikkejÀ. Joogaharjoituksessa olen myöhemmin pÀÀssyt pelkojeni alkulÀhteille. Tieto ja hÀmÀrÀt kehomuistot yhdistyivÀt jossain vaiheessa ja sain kokea koko kauhujen kirjon, epÀtoivon lieskojen polttavat lyönnit lÀvitseni. Samalla kun olin aivan halvaantunut ja apaattinen, olin raivoissani. IkÀÀn kuin tuijotin menneisyyteeni nÀitÀ kohtauksia elÀmÀstÀ tietÀmÀttÀ mitÀ tehdÀ. Ennen muuta olin ÀÀrettömÀn yksin.

Se oli hyvĂ€ alku tĂ€lle elĂ€mĂ€lle. YhtĂ€ hyvĂ€ kuin mikĂ€ tahansa muu ja luultavasti paljon parempi kuin moni muu. Sain paketin, joka sisĂ€lsi jĂ€ytĂ€vĂ€n pelon sekĂ€ yksinĂ€isyyttĂ€ ettĂ€ ihmisiĂ€ kohtaan. 😀 SiksipĂ€ minulla ei moneen vuosikymmeneen ollut hyvĂ€ yksin eikĂ€ muiden lĂ€heisyydessĂ€. PelkĂ€sin. PelkĂ€sin ihmisten konemaisuutta, kylmiĂ€ katseita, kolkkoja eleitĂ€ ja olen tĂ€tĂ€ saanut kokea niin kuin kaikki muutkin. Olen kokenut sen kenties vain syvemmin, henkilökohtaisemmin ja raastavammin. Eniten pelkĂ€sin sitĂ€, ettĂ€ minut jĂ€tetÀÀn yksin. Tunsin itseni tĂ€ysin avuttomaksi.

Sain kuitenkin myös sisÀlleni valtavan roihun, rakkauden elÀmÀÀ kohtaan ja uskon omaan selviytymiskykyyni. YmmÀrsin aina, ettÀ kukaan ei voi minua pelastaa. Ei isÀ, ei Àiti, ei kukaan. Koska kukaan ei pelastanut piikeiltÀ, ikÀvÀltÀ, pelolta. KolmekymmentÀ vuotta myöhemmin aloitin joogan ja se osoitti minulle tien ensin sisÀÀn kauhulinnaan ja sitten sieltÀ pois. Nykyisin tunnen suurta onnea ja kiitollisuutta sekÀ yksinolosta ettÀ muiden seurasta.

vappurossi

Drawing by Vappu Rossi in Crowd, 2009, group portrait project. Charcoal on wall, Joensuu Art Museum. http://www.vappurossi.fi/25

Give your love

Sometimes my students ask me how to protect themselves from other people’s negativity. Or more precisely, how do we do this as yoga practitioners?  I think there’s no need to protect ourselves from others when we are healthy. A healthy psychosomatic system rejects negative energy automatically or replaces it by its own positive vibration. If we have issues and we are attracting negative people or situations, then it’s certainly good to know which situations can be destructive and avoid them consciously until our energy can handle them better.

It’s fear that is behind any negative emotion. Fear is an opposite energy to love. Fear is stuck energy, love is a wave. The persistent tensions in the body are usually incarnated stuck emotions and thus mostly fear. When we start to relax and change through the practice of yoga, our old fears disappear gradually. This makes us more sensitive to feel when somebody else has this kind of energy blockages. We really feel it, because we echo it. In the beginning there’s often a misunderstanding. We think others are negative. We feel that other people are poisoning our pure energy. What we are feeling in reality is not the other person’s fear, but our own. The other person’s fear triggers our hidden fears. Our mind which serves our ego and protects it, sees the other as the guilty one.

With a little more awareness we can step aside to see what’s really going on. It doesn’t have to be taken personally even if it happens in us. It’s the fears communicating. The next step is to grow in understanding that no matter what others are or represent or do, what we feel, is completely our own feelings and our responsibility. The negativity someone triggers in us should be considered as a gift. Never easy, but still a gift and an opportunity to grow and to get rid of some negativity. It’s through the interaction with others we can discover more hidden layers in ourselves than we might by a meditative self-exploration. The day nobody stirs these points anymore, when we don’t have fear, there’s nothing to protect. We have just love.

Love is not to be protected, it’s to be given away!

VAGUE VITALE

Mes Ă©lĂšves me posent assez frĂ©quemment la question de savoir comment se protĂ©ger contre la nĂ©gativitĂ© des autres. Ou encore plus prĂ©cisĂ©ment, comment le faire en tant que pratiquant de yoga. À mon avis, nous n’avons aucun besoin de nous protĂ©ger contre qui que ce soit, lorsque nous sommes en bonne santĂ© physique et psychique. Un systĂȘme psychosomatique sain rejettera automatiquement une Ă©nergie nĂ©gative ou la replacera par sa propre vibration positive. Si nous avons des problĂšmes Ă©motionnels irrĂ©solus et que par ce fait, nous attirons des gens nĂ©gatifs ou des situations nĂ©gatives, il est certainement prĂ©fĂ©rable d’Ă©viter les situations Ă©ventuellement destructives jusqu’Ă  ce que notre propre Ă©nergie soit devenue claire et stable.

DerriĂšre toute Ă©motion nĂ©gative, il y a la peur. En tant qu’Ă©nergie la peur est l’opposĂ©e Ă  l’amour. La peur a une Ă©nergie stagnante ou arrĂȘtĂ©e, l’amour est une vague mobile et vitale. Les tensions qui persistent dans le corps sont en gĂ©nĂ©ral des variations de peur, petrifiĂ©es et incarnĂ©es. Lorsque nous commençons Ă  nous transformer par la pratique du yoga et que nous nous dĂ©tendons Ă  l’intĂ©rieur, nous nous dĂ©barrassons de nos peurs peu Ă  peu. Cela nous rend plus sensibles aux peurs des autres. Nous les sentons vraiment, parce que nous rĂ©sonnons avec les sentiments des autres. Au dĂ©but, on peut mal interprĂȘter tout ça. Nous pensons que c’est les autres qui sont nĂ©gatifs et qu’ils sont en train d’empoisonner notre Ă©nergie pure. Ce que nous ressentons en rĂ©alitĂ©, n’est pas la peur de l’autre, mais la nĂŽtre. L’autre a dĂ©clenchĂ© en nous une peur cachĂ©e jusqu’ici. Le mental qui est toujours au service de notre ego pour le protĂ©ger, voit le coupable dans l’autre.

Avec un tout petit peu plus de conscience, nous pouvons nous mettre un peu Ă  l’Ă©cart de nous-mĂȘmes pour voir ce qui se passe rĂ©ellement. Nous ne devons pas prendre ces choses personnellement, mĂȘme si elles ont lieu en nous. C’est les peurs qui sont en train de communiquer entre elles. Le prochain pas est de comprendre que peu importe ce que dise l’autre, ce qu’il fasse, ce que nous ressentons, nous appartient totalement et la responsabilitĂ© nous en appartient Ă©galement. La nĂ©gativitĂ© dĂ©clenchĂ©e en nous par quelqu’un devrait ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un cadeau. Ce n’est jamais facile, mais c’est un cadeau, car la situation nous offre l’opportunitĂ© de grandir et de nous dĂ©barrasser d’une certaine quantitĂ© de nĂ©gativitĂ©. Je crois que le plus souvent, c’est l’interaction avec les autres qui nous donne une perspective sur les problĂšmes cachĂ©s Ă  notre propre oeil et cette interaction peut ĂȘtre plus efficace qu’une introspection silencieuse et mĂ©ditative sur nous-mĂȘmes. Le jour oĂč personne ne pourra provoquer la nĂ©gativitĂ© en nous, la peur aura disparu. À ce moment-lĂ , nous n’aurons plus rien Ă  protĂ©ger. Nous n’aurons plus que l’amour.

L’amour n’a pas besoin d’ĂȘtre protĂ©gĂ©. L’amour veut ĂȘtre partagĂ©.

 

RAKKAUDEN AALTO

Toisinaan joogakursseilla oppilaat pohtivat miten he voisivat suojata itsensÀ muiden ihmisten negatiivisuudelta. Minulta kysytÀÀn onko joogassa jotain omaa tapaa suojautua. MinÀ nÀen, ettÀ meidÀn ei tarvitse suojata itseÀmme muilta silloin kun olemme fyysisesti ja henkisesti terveitÀ. Terveen ihmisen oma systeemi hylkÀÀ negatiiviset energiat luonnollisesti tai muuntaa negatiiviset tilat positiivisiksi. Jos meillÀ taas on kÀsittelemÀttömiÀ ongelmia ja siten vedÀmme puoleemme negativiisia ihmisiÀ tai tilanteita, tuntuu jÀrkevÀltÀ vÀlttÀÀ tietoisesti sellaista mikÀ voi olla tuhoavaa niin kauan kunnes oma energiamme kÀyttÀytyy automaattisesti myönteisesti.

Jokaisen negatiivisen tunteen taustalla on pelko. Pelko on energiana rakkauden vastakohta, sillÀ se on pysÀhtynyttÀ energiaa siinÀ kun rakkaus on elÀmÀn aaltoilua. Kehon pitkÀaikaiset lihasjÀnnitykset tai epÀtasapainotilat ovat yleensÀ kehoomme lihallistuneita kivettyneitÀ tunteita. PÀÀasiassa pelon eri variaatioita. Kun joogaharjoituksen kautta alamme rentoutua ja muuttua, pelot vÀhitellen liukenevat meistÀ pois ja samalla meistÀ tulee herkempiÀ tuntemaan muiden jumittuneita tunteita. Me todella tunnemme ne, koska toimimme niille kaikupohjana. Monesti tÀllaisen puhdistumisprosessin alkuvaiheissa tulee vÀÀrinkÀsityksiÀ. Me kuvittelemme, ettÀ muut ovat negatiivisia ja ettÀ he myrkyttÀvÀt meidÀn puhdasta olotilaamme. Todellisuudessa se mitÀ tunnemme ei ole toisen ihmisen pelko, vaan omamme. Toisen ihmisen pelko osuu meidÀn alitajuisiin ja piilossa oleviin pelkoihimme ja tuo ne pintaan. Koska mielemme on tottunut suojelemaan egoamme, tÀssÀkin tilanteessa se nÀkee helposti toisen ihmisen syyllisenÀ omaan pahaan oloomme.

Kun saamme tuotua tilanteeseen enemmÀn tietoisuutta, voimme astua hieman sivuun katsomaan mitÀ todella tapahtuu. MeidÀn ei tarvitse ottaa asioita henkilökohtaisesti, vaikka ne meissÀ tapahtuvatkin. Voimme katsoa miten pelot kommunikoivat keskenÀÀn. Seuraava askel tÀstÀ on kasvaa ymmÀrtÀmÀÀn se, ettÀ minkÀlainen toinen on tai mitÀ ikinÀ tÀmÀ tekeekin, se mitÀ me tunnemme, on pelkÀstÀÀn meidÀn omia tunteitamme, joista me itse vastaamme. Jonkun toisen meissÀ herÀttÀmÀ negatiivinen tunne voi olla kuin lahja, vaikka se onkin usein raskas vastaanottaa. Se antaa mahdollisuuden kasvuun ja ehkÀ oman negatiivisuutemme poistyöstÀmiseen. Usein on niin, ettÀ nÀemme itsestÀmme paljon enemmÀn vuorovaikutuksessa muiden kanssa kuin hiljaisessa itsetutkiskelussamme. SinÀ pÀivÀnÀ kun kukaan ei enÀÀ osu tÀllaisiin sokeisiin pisteisiin meissÀ, kun meissÀ ei ole enÀÀ pelkoa, ei ole mitÀÀn suojattavaakaan. MeillÀ on vain rakkaus.

Rakkautta ei tarvitse suojella, rakkaus suojelee!

doorisjageriPhoto by Pauliina Kapanen

Narasimha on Kriya Yoga

1175158_1420528971507046_413868050_n

Sadhana Pada 

Kriya Yoga = Tapah, Svadhyaha, Ishvara Pranidhana

2. sutra: Samadhibhavanarthah klesatanukaranarthasca

The practice means culturing the body, the nervous system, the mind, the emotions to become an evolution orientated system.  You control the growth. The growth has to be positive.

Make yourself grow as you should grow = we are genetically coded and we can either distort or enhance the code. If we don’t understand the system (Svadhyaya is self-understanding), we may harm it. We should be able to allow the genetic code to open, to flower. How do you catalyze so that the genetic information is not distorted? This is your study.

Analytical, emotional, physical, sensorial systems are independent. They have to operate smoothly even when they interact. If in interaction there’s a contradiction, there will be a conflict and the individual suffers. Each system should be flexible. People differ in that some are drawn to distroy themselves, some drawn to grow.

Why Kriya Yoga?

1) To reach Samadhi, internal total stability which is usually dormant. You can also say that Samadhi is alert restfulness. To reach it, you go through many levels. First by Tapah you stop the external input. When external disturbances stop, you become aware of your internal disturbances.

SamadhiBHAVANartha, bhavana means to be stable in a particular state. Here it means the capability of being naturally in Samadhi, no forcing.

2) To reduce the Kleshas which are imbedded in us all. Example: We are never really happy. When we feel sadness, we think it’s never-ending. When we feel happiness, we think it ends quickly.

3. sutra: Avidyasmitaragadvesabhiniveshah kleshah

This is the classification of the reasons of why we’re never happy. These kleshas make us restless, there’s always ups and downs.

Avidya – We suffer when we don’t know how to handle. We suffer also when we don’t know what all our body and intelligence can do. We don’t want to know. We are afraid to know ourselves. By yoga we gain more CANs than CANTs. Man usually creates routines, timetibles, mental patterns that are safe. This inhibits his full potential.

Asmita – You associate yourself with other things and it makes you restricted in your mind. We are ready to be miserable to fit the society, we try not to show our faults.

Raga – We are attached to material and sensorial things. Out of that the fear that we can’t live without something. Example: you are tired and your friend gives you coffee as a remedy. Next time you feel a little tired, you take coffee again. Or you take coffee even when not tired. Then it becomes more sophisticated. You want a certain kind of coffee with certain milk, sugar…it becomes more complicated and you more attached.

Dvesa – We dislike things that are there. Example: I want to have the body of Mr India. I don’t have that kind of body. I hate my body.

Abhinivesa – Any change creates fear. Coming to India is a big change to a Westerner. A flexible system adapts itself to many new things. In a crucial situation, you will know your attachments (fears).

When the Kleshas disappear, Samadhi comes. Two things happen at the same time. Samadhi is quietude, Kleshas inquietude.

The ideal is to have a flexible system and interaction between the Kleshas. Example: If you are used to get a 8 hour sleep, you might be attached to that. If you can’t get it, you become scared. A flexible system means that you can control it in a situation, e.g. if you need to prepare yourself for an exam, you would work more and sleep less. You can decide, you can adapt. A rigid system can’t.