This is fear. đŸ˜”

I’ve faced many different fears with the help of my yoga practice. To end up with the conclusion that there are no different fears. There’s only fear. 

Nowadays when I have feelings of fear I watch how my mind tries to find a suitable threatening image or situation for it. Then I could say that I’m scared of a particular thing.

I guess we usually have a need to project our fear to something. We need our fear get a form. The form gives us safety. When you have courage to face the fear without any form, it’s first more scary. But when you’re ready to do so, the world doesn’t make you scared anymore. 

When we want to avoid our fears, we imagine they vanish. In reality we build our life around the fear and in relation to it which is a sure way to get more anxious. When we choose not to face our fear everything else is organized according to this choice. If we decide to live through our fear, the fear disappears and nothing of it is left inside of us.

The physical yoga practice in which you pay attention to your breath and your energy, gives you tools to observe your emotions on the energy level. For years I’ve been interested to see in myself what’s happening in my energy right now. When it shrinks, when it gets colder, when it feels thin or empty, when it kind of disappears, or loses connection, I feel scared. Nowadays I tell myself: This is fear. I don’t connect it to anything. I accept my fear, when it’s present. Then when it’s over, it’s over.

LA PEUR EN VISITE đŸ˜”

GrĂące Ă  ma pratique de yoga, j’ai pu faire face Ă  de multiples peurs diffĂ©rentes. Pour finir avec la conclusion qu’il n’y a pas des peurs diffĂ©rentes. Il n’y a que la peur.

Aujourd’hui, quand je ressens de la peur, je je me rends compte comment mon mental cherche une image qui puisse aller avec ou une situation qui pourrait la justifier. Ça me permettrais de dire que j’ai peur d’une chose particuliĂšre.

J’ai l’impression qu’en gĂ©nĂ©ral, nous avons besoin de projeter notre peur sur quelque chose. Nous voulons donner une forme Ă  notre peur, car la forme nous donne une sĂ©curitĂ©. Lorsque nous avons le courage de faire face Ă  la peur sans aucune forme, ça fait d’abord encore plus peur. Mais arrive le moment oĂč nous sommes prĂȘts Ă  l’affronter et c’est lĂ , que le monde n’est plus menaçant du tout.

Lorsque nous Ă©vitons nos peurs, quelque chose en nous nous dit qu’on peut se dĂ©barrasser d’elles. En rĂ©alitĂ©, notre vie se construit en relation avec la peur et autour d’elle et fait grandir l’anxiĂ©tĂ© Ă  l’intĂ©rieur de nous. Lorsque nos choix sont faits dans la peur, tout le reste s’organise selon. Par contre, au moment oĂč nous pouvons faire face Ă  la peur, et elle disparaĂźt, et il n’en reste pas un grain en nous.

La pratique physique du yoga dans laquelle nous nous concentrons sur le souffle et l’énergie, nous donne un moyen d’observer les Ă©motions au niveau Ă©nergĂ©tique. Des annĂ©es, j’ai Ă©tĂ© intĂ©ressĂ©e de suivre ce qui se passe dans mon Ă©nergie dans le moment prĂ©sent. Lorsqu’elle diminue, ou devient plus froide, ou plus vide, ou quand elle disparaĂźt, qu’elle devient moins solide ou qu’elle perd la connexion avec le reste, j’ai peur. Je me dis: c’est ça la peur. Je ne la connecte Ă  rien du tout. Quand elle est lĂ , je l’accepte. Et puis, la peur s’en va.  

TÄMÄ ON PELKOA đŸ˜”

Joogaharjoittelun kautta olen kÀsitellyt paljon erilaisia pelkojani. Tullakseni siihen lopputulokseen, ettei ole erilaisia pelkoja. On vain pelkoa.

NykyÀÀn jos pelkÀÀn, katson miten mieleni hakee siihen heti sopivan uhkakuvan tai tulkitsee kÀsillÀ olevan tilanteen. Sitten voisin todeta pelkÀÀvÀni jotain tiettyÀ asiaa.

Usein meillÀ on tarve kohdistaa pelko johonkin. Haluamme antaa sille muodon. Siten se tuntuu turvallisemmalta. Sitten kun uskaltaa kohdata pelon ilman muotoa, onkin hetken aikaa pelottavampaa. Mutta jossain vaiheessa tÀhÀn on valmis ja silloin maailma ei ole enÀÀ pelottava.

Kun vÀistelemme pelkojamme, jokin meissÀ kuvittelee pÀÀsevÀnsÀ niiden kohtaamisesta. Tosiasiassa elÀmÀmme rakentuu pelon suhteen ja pelon ympÀrille ja menee aina vain tiukempaan solmuun. Kun valintamme on tehty pelossa, kaikki muu jÀrjestyy sen suhteen. Jos taas kohtaamme pelot, niistÀ ei jÀÀ sisimpÀÀmme mitÀÀn, mihin mikÀÀn voisi kutoutua.

Fyysinen joogaharjoittelu, jossa kiinnitetÀÀn huomiota hengitykseen ja energiaan, antaa vÀlineitÀ tarkastella tunteita energiatasolla. Vuosien ajan olen kiinnostuneena seurannut mitÀ energiassani tapahtuu juuri nyt. Kun se kutistuu, kun se kylmenee, kun se tyhjenee, katoaa, ohentuu, kadottaa yhteyden, tunnen pelkoa. NykyÀÀn sanon itselleni: TÀmÀ on pelkoa. En liitÀ sitÀ enÀÀ mihinkÀÀn asiaan. Suostun pelkÀÀmÀÀn, kun pelko on paikalla. Sitten se menee ohi.

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Fear factors

There was a time in my past when I understood something important about the anatomy of fear. I had agonized for such a long time and gradually realized why. I had analyzed and handled many different fears one by one inside of me and my mind I had found solutions to each one of them. Some fears came back every once in a while appearing only in certain kind of situations, some others were replayed frequently.

When I was young I was mostly worried about my money situation. I spent a lot of time in finding a solution to how to pay my bills even if the due dates were still far away. I was anxious, I felt awful and couldn’t fall asleep. When I finally fell asleep I was totally tense and full of distress.

I decided not to think of money issues just before sleep or in the night time. It worked. I realized that I naturally didn’t worry about them in the day time at all. My conclusion was that it was not so much about the bills than it was about the time I did the thinking. In the late evening or in the night some things take different proportions and they feel more threatening. I also learned that when the fear takes over, it’s not the best moment to look for a solution. The mind is narrower and less creative.

I was free of worries, because I decided to be and promised myself not to think of them. The fear remained though. Sometimes a very pure feeling of fear emerged. It came often in the night and grabbed my guts. I had a subconscious pressure to find a reason, a cause for that. My mind found often the same cause and if it wasn’t scary enough, I kept on looking for another outer reason. I usually found one to justify my fear. Until I realized that I could allow the fear be in my body without looking for a reason. There is rarely a rational reason to be afraid. Our mind wants a reason to be able to solve the problem over and over again.

The sensation of fear is very human. It means we feel sometimes fragile and unsure just because we are human. When we accept these feelings, the sensation in the body is not restricted or stopped and can then find a flow again. The fear becomes naturally its opposite again, a feeling of warmth and security. We don’t have to be scared. We just need to accept the bodily sensation of fear, integrate it into the whole and not to mix it with things and situations.

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FACTEUR PEUR

Il y a eu un temps dans ma vie oĂč j’ai pu comprendre quelque chose d’important par rapport Ă  l’anatomie de la peur. J’agonisais dans mes peurs pendant des annĂ©es avant d’arriver au point de voir de quoi il s’agissait vraiment. J’avais pris l’habitude d’analyser et de traiter diffĂ©rentes peurs une par une et j’avais rĂ©ussi de trouver des solutions dans ma tĂȘte Ă  chacune d’elles. Certaines rĂ©apparaissaient de temps Ă  autre et certaines d’autres revenaient me perturber plus frĂ©quemment.

Dans ma jeunesse, j’avais des soucis d’argent graves, imaginaires, bien sĂ»r. Je passais des heures Ă  trouver des solutions Ă  savoir comment payer mes factures mĂȘme si la date limite Ă©tait encore loin. Je me sentais trĂšs mal, j’étais paralysĂ©e, ce qui m’empĂȘchait de dormir. Quand finalement, j’ai pu trouver le sommeil, je me suis endormie angoissĂ©e.

J’ai pris la dĂ©cision de ne pas penser Ă  ma situation financiĂšre juste avant de me coucher ou aux heures nocturnes. Ça a marchĂ©! J’en ai tirĂ© la conclusion que le problĂšme n’était pas l’argent, mais le moment oĂč j’y pensais. Les choses prennent diffĂ©rentes proportions selon le moment, qu’on les considĂšre dans la journĂ©e ou bien dans l’obscuritĂ© de la nuit. Tout peut nous paraĂźtre plus menaçant dans la nuit. J’ai Ă©galement compris que quand nous sommes installĂ©s dans la peur, ce n’est pas le moment de chercher une solution, car notre perspective est dĂ©jĂ  plus Ă©troite et le mental moins crĂ©atif.

Mais la peur est restĂ©e malgrĂ© tout. Je n’avais plus de soucis, car j’en avais dĂ©cidĂ© ainsi et que je m’étais promis de ne pas penser Ă  ceux-ci. C’est lĂ , qu’Ă©mergait une peur pure sans aucune attache Ă  quoi que ce soit. Elle arrivait pour me tĂ©taniser au milieu de la nuit et me prenait par les tripes. J’étais sous la pression de trouver une cause, une raison pour ma peur. TrĂšs souvent, j’ai trouvĂ© la mĂȘme cause et au cas oĂč elle n’était pas assez effrayante, je continuais ma recherche de connecter ma peur Ă  une autre chose extĂ©rieure. Que j’ai pu trouver et ainsi justifier ma peur. Jusqu’au jour oĂč j’ai acceptĂ© la peur dans mon corps sans chercher une explication. Rarement, il y a une raison rationnelle pour avoir peur. Notre mental voudrais ĂȘtre celui qui crĂ©e un problĂšme et puis, le rĂ©sout.

Le sentiment de peur nous prouve que nous sommes humains. Nous sommes humains lorsque nous nous sentons parfois fragiles et uncertains. Lorsque nous acceptons ces Ă©motions, la sensation peut continuer son cheminement dans le corps. Lorsqu’elle n’est pas arrĂȘtĂ©e ni contrainte, elle va se transformer en son opposition, un sentiment de sĂ©curitĂ©. Nous n’avons pas Ă  avoir peur. Nous devons juste accepter la sensation dans le corps, l’intĂ©grer et jamais la mĂȘler avec les choses et les situations

PELKOKERTOIMIA

Joskus piehtaroituani kauan omissa peloissani, ymmÀrsin jotain pelon anatomiasta, siitÀ mistÀ pelkÀÀmisessÀ on omalla kohdallani kyse. Olin kÀsitellyt sisÀllÀni tiettyÀ pelkoja aina pelko kerrallaan ja löytÀnyt niihin ratkaisun, ainakin mielessÀni. Jotkut pelot ja huolet toistuivat samankaltaisissa tilanteissa ja jotkut taas ilmenivÀt tiheÀmmin ja ikÀÀn kuin automaattisesti.

Nuorena esimerkiksi raha-asiat tulivat mieleeni nukkumaan mennessÀni. Mietin mistÀ saan rahaa laskujen maksuun, vaikka erÀpÀivÀt saattoivat olla vielÀ kaukana. HÀtÀÀnnyin, voin huonosti enkÀ saanut unta. Nukahdin lopulta ahdistukseen.

Kun sitten pÀÀtin olla ajattelematta raha-asioita nukkumaan mennessÀ tai yöllÀ, huomasin, ettÀ en ajatellut niitÀ muutenkaan enÀÀ. PÀÀttelin, ettÀ kyse ei ollutkaan raha-asioista eikÀ laskuista, vaan siitÀ, ettÀ iltayö oli sellaista aikaa, jolloin asiat nÀyttivÀt uhkaavammilta kuin pÀivÀllÀ. SiitÀ opin myös sen, ettÀ kun pelko kourii, ei ole aika ajatella. Ei ole sopiva hetki selvittÀÀ asioita, kun perspektiivi on kaventunut ja mieli siten menettÀnyt luovuutensa.

Kuitenkin nÀissÀ tilanteissa, joissa lopetin ajattelun, saattoi pelon tunne edelleen olla lÀsnÀ. Monesti pelko hiipi sisuksiini ja puristi sisÀlmyksiÀni. Tajusin miten koin alitajuisesti tarvetta löytÀÀ pelolle kohteen. Löysin monesti saman kohteen ja jos se ei toiminut, mieleni etsi jotain muuta, mutta aina se onnistui löytÀmÀÀn jonkun ulkoisen kohteen. Sitten taas pelkÀsin. Kunnes tajusin, ettÀ voin antaa pelon tunteen olla etsimÀttÀ sille syytÀ. Sille kun ei edes ole monestikaan jÀrkiperÀistÀ syytÀ. Mielemme toivoisi voivansa löytÀÀ syyn, jotta pelon voisi selÀttÀÀ.

Kuitenkin pelon tunne on inhimillinen tunne nimenomaan sellaisena tunnetilana, joka tuntuu epÀvarmuutena, haurautena, ja johon ei ole mitÀÀn ulkopuolista syytÀ. Kun sille antautuu, se muuttuu taas vÀhitellen vastakohdakseen, lÀmmöksi ja turvallisuudentunteeksi. MitÀÀn ei tarvitse pelÀtÀ. Pelko vain pitÀÀ ottaa osaksi elÀmÀÀ kytkemÀttÀ sitÀ mihinkÀÀn asioihin.

Photo by Mari Jannela